Le blog de Clem

Salut, visiteur !

connexion

227 Une nouvelle école

vendredi 28 septembre 2007 • 21:23 (CEST)

Ce vendredi était le presque début des événements de l'école. Le matin se tenait la réunion d'information pour le russe (j'ai signé comme débutant), et les tests de français (desquels j'étais évidemment exempté). L'après-midi se tenaient les tests d'allemand, desquels j'étais tout sauf exempté. Il s'agissait d'un écrit d'une heure constitué d'un texte à trous et d'un petit texte dont il fallait écrire la suite. Pour le texte à trous, il m'a manqué quelques mots. En fait, ils ont juste retiré un mot tous les sept mots, et dans certains cas je ne voyais pas ce qu'ils voulaient, comme genre de mot, et j'étais bloqué par mon vocabulaire rouillé quand je comprenais les phrases. Pour le reste, principalement des prépositions ou des articles qu'il fallait bien décliner, pas de problème pour moi : mes réflexes de latiniste/helléniste et les longues heures passées à répéter « aus bei mit nach seit von zu » ou encore « wo + datif, wohin + accusatif » ont joué à plein !

Pour la rédaction, ce fut épique. Le texte ne m'inspirait absolument pas : une histoire dans laquelle le narrateur raconte sa tendre passion pour une fille qui l'ignore mais qui un jour s'inscrit dans le même cours de danse que lui et lui murmure pendant une danse : “amour” est un mot merveilleux, tu ne trouves pas ? — exercice : écrivez la suite. Et c'est là qu'est la partie épique : faute de savoir quoi écrire, et à court de temps, j'ai fini par griffonner des phrases digne d'un élève de sixième et dont je ne me souviens même plus, en me disant que de toute façon le pire que je risquais était d'être placé dans un groupe de débutants.

Ce petit test tout à fait passionnant était accompagné d'une « interview » avec les trois responsables pédagogiques des cours d'allemand, qui disposaient en outre de nos tests écrits et déjà corrigés. Je ne crains pas les oraux, je suis donc entré et je me suis assis – les trois professeurs étaient hilares (peut-être les exploits de mon prédécesseur). Les questions étaient plutôt simples et prévisibles, comme pourquoi avez vous fait de l'allemand et pendant combien de temps ?, quelles sont selon vous vos principaux soucis ?… c'est là que j'ai expliqué (enfin, essayé d'expliquer) mon petit souci de « rouille » et je suis sorti sous les éclats de rire.

À noter tout de même que j'ai fait mon premier trajet tout seul et qu'en reprenant le train pour Liesing, j'étais particulièrement inquiet à l'idée de m'être trompé et d'avoir pris un train qui ne s'y arrête pas (j'avais pourtant vérifié dix fois le panneau de desserte des trains) et je me suis demandé tout le trajet ce que je ferais si je me retrouvais à Payerbach-Reichenau alors que j'ignorais même que cet endroit existait.

vendredi 24 mai 2019
quintidi 5 prairial 227
jour du canard