Le blog de Clem

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318 Sur la route de Floride

samedi 05 juin 2010 • 03:42 (CEST)

Petit déjeuner dans un coffee shop local (ce ne sont pas les mêmes qu'aux Pays-Bas, non non) et puis, comme le temps se faisait menaçant, nous décidons de partir pour... la Floride, rien que ça ! Direction donc Pensacola, Floride, qui n'est en fait qu'à 325 km de la Nouvelle-Orléans. On a donc pris notre vieille amie, la route U.S. 90 (la même que l'on croisait tout le temps au Texas l'an dernier), qui dans cette région est une route scénique, alternative à l'autoroute I-10 qui est bien plus ennuyeuse.

Pour le voyage, les photos parlent d'elle-mêmes. D'abord, le sud-est de la Louisiane et ses eaux stagnantes, avec le refuge du Bayou Sauvage ; puis le Mississippi avec Bay Saint Louis – il y a là bas un coffre de banque qui se dresse tout seul sur le front de mer ; la banque en question, probablement désaffectée des années auparavant, a vu ses ruines emportées par Katrina. Puis Biloxi et ses casinos. Petit arrêt déjeuner au Whataburger (il n'y en n'a pas en Louisiane) local d'Ocean Springs. Passage ensuite par l'Alabama. À Mobile, qui ressemble plus à une énorme zone industrielle qu'à une ville, on pouvait sentir le pétrole un peu partout et franchement, je me demande bien qui peut avoir envie d'habiter un endroit pareil... on en a néanmoins profité pour faire un petit saut au parc-mémorial de l'USS Alabama, un gros navire de guerre impressionnant. Et enfin la Floride, the sunshine state célèbre pour ses orangers. Il y a d'ailleurs, juste après la frontière de l'État, une aire de repos avec informations touristiques qui offrent aux visiteurs de passage du jus d'orange fraîchement pressé.

C'était l'effervescence à Pensacola, à cause de la nappe de pétrole qui a été repérée à quelques km de la côte ; de nombreux vans de télévision se trouvent devant la plage principale où la baignade est interdite. De fait, les plages de la région sont faites de sable blanc et d'eau turquoise, et des boulettes de pétrole seraient du plus mauvais effet.

Après avoir fait quelques photos et laissé passer l'averse orageuse qui s'est soudain abattue sur nous (celle là même que nous fuyions depuis la Louisiane), puis fait encore plus de photos, dont certaines de petites boulettes de pétrole passées inaperçues, départ pour la Nouvelle-Orléans par l'autoroute, et nous filons dans la nuit.