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5 articles, 23 commentaires
Fatigués du voyage de la veille, nous décidons de faire journée calme. D'abord, petit déjeuner au Café du Monde, puis petite balade dans le Vieux Carré ; puis nous prenons des tickets pour le Nachez, un de ces bateaux à roues (« steamboat ») qui se baladent sur le Mississippi. Déjeuner rapide dans un centre commercial près de là, où l'on s'est d'ailleurs rendu compte qu'on était le jour du festival des huitres (oyster festival), qui a attiré pas mal de monde, avec la musique qui va bien.
La croisière en elle-même était plutôt sympa, malgré une petite (enfin non une grande) averse en début de parcours. Beaucoup de jolies vues et de bateaux à photographier.
(les photos arrivent...)
Une fois débarqués, re-balade dans le Vieux Carré, en prenant d'autres rues, puis le long de Canal Street jusqu'aux rives du Lac Pontchartrain et au City Park.
Enfin, soirée tranquille devant Star Trek.
Petit déjeuner dans un coffee shop local (ce ne sont pas les mêmes qu'aux Pays-Bas, non non) et puis, comme le temps se faisait menaçant, nous décidons de partir pour... la Floride, rien que ça ! Direction donc Pensacola, Floride, qui n'est en fait qu'à 325 km de la Nouvelle-Orléans. On a donc pris notre vieille amie, la route U.S. 90 (la même que l'on croisait tout le temps au Texas l'an dernier), qui dans cette région est une route scénique, alternative à l'autoroute I-10 qui est bien plus ennuyeuse.
Pour le voyage, les photos parlent d'elle-mêmes. D'abord, le sud-est de la Louisiane et ses eaux stagnantes, avec le refuge du Bayou Sauvage ; puis le Mississippi avec Bay Saint Louis – il y a là bas un coffre de banque qui se dresse tout seul sur le front de mer ; la banque en question, probablement désaffectée des années auparavant, a vu ses ruines emportées par Katrina. Puis Biloxi et ses casinos. Petit arrêt déjeuner au Whataburger (il n'y en n'a pas en Louisiane) local d'Ocean Springs. Passage ensuite par l'Alabama. À Mobile, qui ressemble plus à une énorme zone industrielle qu'à une ville, on pouvait sentir le pétrole un peu partout et franchement, je me demande bien qui peut avoir envie d'habiter un endroit pareil... on en a néanmoins profité pour faire un petit saut au parc-mémorial de l'USS Alabama, un gros navire de guerre impressionnant. Et enfin la Floride, the sunshine state célèbre pour ses orangers. Il y a d'ailleurs, juste après la frontière de l'État, une aire de repos avec informations touristiques qui offrent aux visiteurs de passage du jus d'orange fraîchement pressé.
C'était l'effervescence à Pensacola, à cause de la nappe de pétrole qui a été repérée à quelques km de la côte ; de nombreux vans de télévision se trouvent devant la plage principale où la baignade est interdite. De fait, les plages de la région sont faites de sable blanc et d'eau turquoise, et des boulettes de pétrole seraient du plus mauvais effet.
Après avoir fait quelques photos et laissé passer l'averse orageuse qui s'est soudain abattue sur nous (celle là même que nous fuyions depuis la Louisiane), puis fait encore plus de photos, dont certaines de petites boulettes de pétrole passées inaperçues, départ pour la Nouvelle-Orléans par l'autoroute, et nous filons dans la nuit.
Petit déjeuner au célèbre Café du Monde, au 1039 Decatur (rue de la Levée), connu pour ses célères beignets à la française et son café au lait glacé. Les beignets, qui sont vraiment excellents, couverts de sucre glace et... le truc, c'est justement de ne pas s'en mettre partout, du sucre glace ! Et sinon le jus d'orange, fraîchement pressé, est vraiment excellent lui aussi. Le Café du Monde existe depuis 1862 dans le Vieux Carré et est ouvert 24h/24 (« sauf le soir de noël et en cas d'ouragan », selon un panneau sur le mur). Même si on peut trouver quelques franchises çà et là (jusqu'au Japon, même), celui-ci est juste l'endroit où il faut aller au moins une fois.
Ensuite petit tour à pied dans le Vieux Carré pour prendre des photos, plein de photos... Comment décrire le Vieux Carré ? Un tas de rues avec des petites maisons (rarement plus d'un ou deux étages) de couleurs diverses et variées (du bleu turquoise au rose flashy en passant par le jaune pâle et le vert-de-gris), avec généralement des balconnets débordants de plantes et des colonnades ou bien des arches de fer aux décorations subtiles comme de la broderie. Le tout étant complètement de guingois, comme si ça allait s'effondrer à la première bourrasque. Et l'ambiance, ah, l'ambiance... Des bars toutes les trois maisons et de la musique à chaque coin de rue – parfois venant des bars, parfois de musiciens esseulés (ou pas) qui jouent au saxo des airs célèbres de la culture locale (comme Oh When The Saints). Évidemment, les photos ne peuvent pas retransmettre tout ça...
Petite visite au passage de la Cathédrale Saint-Louis-Roi-de-France.
Dans l'après-midi, nous visitons l'Aquarium des Amériques de la fondation Audubon pour la nature, et cette visite commence par un film IMAX : Hurricane on the Bayou, qui évidemment parle de Katrina et de la disparition des marais – un film particulièrement émouvant, d'ailleurs, et qui fait mal à voir, surtout vu le contexte avec cette marée noire. Puis l'Aquarium en lui-même, qui n'est en somme qu'un aquarium bien que centré sur les espèces locales, et qui est très sympa à visiter.
Une fois dehors, petite balade en voiture, notamment pour prendre le Causeway, un grand boulevard qui traverse le Lac Pontchartrain sur un pont de 24 miles de long (soit environ 39 km), longtemps le plus long du monde. Puis retour en contournant le lac par Slidell, à la nuit tombante.
Le départ pour LaGuardia n'a pas posé de problème, malgré la chaleur qui s'installait déjà (environ 22 degrés à neuf heures du matin). Un petit coup de métro pour Grand Central, puis acheter un ticket, et hop, j'étais là juste à temps pour le bus de 10h30. L'avantage de ce bus étant qu'il laisse les passagers directement à leur terminal, contrairement au bus classique ou au métro.
Évidemment, le vol que je prends est domestique, et pas international. Du coup, les règles de sécurité sont quand même vachement assouplies, et puis je commence à bien les connaître. Enregistrement en machine (25 dollars pour la valise, quand même, ils s'embêtent pas chez Delta (mais le deuxième meilleur prix pour ce trajet était plus de 25 dollars plus cher, donc...)) et hop, la monnaie et le portable dans le sac, on sort l'ordi portable du sac, et on passe les chaussures avec les sacs dans la machine ; de l'autre côté on remet tout. Heureusement que mes nouvelles chaussures n'ont pas de lacets, parce qu'après c'est le foin pour tout remettre ! Pour le coup ça n'aurait pas été trop gênant, il n'y avait pas trop de monde et j'aurais donc pu prendre mon temps.
Résultat des courses, à 11h15 j'étais déjà prêt pour la suite, pas mal en avance, mais il vaut mieux ça que de courir pour arriver au dernier moment ! D'ailleurs j'en ai profité pour manger un coup, ça ne fait jamais de mal.
Le vol est parti pile à l'heure, 13h15, à destination de l'aéroport Louis Armstrong à la Nouvelle-Orléans, et surprise des surprises, il y a... du wifi à bord ! Bon payant bien sûr, mais une somme ridicule (5 dollars). Ça me ferait passer le temps si le fournisseur ne refusait pas ma carte de crédit !
Une fois arrivé et assailli par la chaleur humide qui règne ici, direction la jolie maison rose de Liz. Quelques retrouvailles avec Fergal qui a l'air très content de retrouver ma valise, et Dougal qui ne sait toujours pas s'il a peur de moi ou pas, puis petite balade dans le Garden District puis sur la rive est du Mississippi, parce qu'il est déjà un peu tard (17h00) pour commencer quoi que ce soit. Sur le Moonwalk, la petite promenade située entre les voies de chemin de fer et le Mississippi, stationne un van de télévision : celui de CNN, dont l'un des journalistes vedettes, Anderson Cooper, présente les dernières nouvelles de la marée noire en direct... et nous pouvons nous intégrer à la foule des fans en toute discrétion !
Après une nuit difficile à cause d'une part du vent et de la pluie qui sévissaient bruyamment dehors, et de mon pied gauche qui me faisait souffrir, départ en fin de matinée pour remplir le programme de la journée. Premier point : aller voir les Nations Unies, parce que quand même, je pouvais pas aller à New York sans aller y jeter un œil !
Un coup d'œil à la carte du métro m'apprend que le plus simple de là où je suis est de prendre l'express (la ligne 4 du métro) jusqu'à Grand Central-42e rue, où j'étais justement hier soir, et de marcher le long de la 42e jusqu'à la 1ère avenue, ce qui ne semble pas très compliqué : en effet, les avenues à New York sont parallèles entre elles et se succèdent selon le schéma suivant : 1ère, 2e, 3e, Lexington, Park/4e, Madison, 5e, 6e, etc. Et l'arrêt du métro est situé entre Madison et la 5e, c'est à dire pas très loin de ma destination.
Mais finalement, les ampoules ont été plus fortes que moi. Avisant un arrêt de bus, j'ai été content de voir que les lignes qui s'y arrêtaient (M42 et M104) allaient toutes les deux aux Nations Unies, j'ai donc pris le premier qui passait.
J'ai bien pû faire quelques photos de l'ONU, mais en ce qui concerne la visite, j'en ai été pour mes frais : les trois tours suivants étaient complets, et je n'avais pas envie d'attendre 4 heures (il était alors midi) sur place alors que j'avais d'autres choses de prévues. Peut-être une prochaine fois, du coup.
Un autre bus, le M50 cette fois, m'a amené à ma destination suivante, à savoir le Rockefeller Center. En fait je suis descendu un arrêt plus loin, à la 6e avenue, pour aller déjeuner – j'en ai profité pour squatter le wifi du McDo local. Puis de retour au Rockefeller Plaza – voir les photos – petite visite au Nintendo World Store. A noter qu'il y a une salle panoramique en haut de l'une des tours du Rockefeller Center mais il faut payer 30 dollars pour y monter, c'est pire que du vol !
Sur le Nintendo World Store, je peux dire ceci : c'était somme toute assez décevant. Comme il n'y a que deux NWS au monde – celle de Tokyo et celle du Rockefeller Center à New York – et qu'il est de notoriété publique que Nintendo y vend quelques petits accessoires qu'on ne trouve nulle part ailleurs, et vu leur site internet, je m'attendais à quelque chose de grandiose. Que nenni ! La boutique, sur deux niveaux, est assez petite, finalement, et les goodies assez peu nombreuses. OK, pas mal de t-shirts, mais assez peu d'originaux, et surtout les modèles sont limités aux types de t-shirt : enfant, femme, adulte. Sans compter les prix carrément limites. Trois points positifs quand même : il y a de quoi faire plaisir à un vrai Nintendophile ; on y trouve des guides ultimes de certains jeux ; et on peut jouer aux nouveautés voire à des jeux en avant-première (en ce moment, principalement WarioWare : DIY sur DS et Super Mario Galaxy 2 sur Wii). Évidemment, les jeux vendus là bas sont les versions américaines et ne fonctionnent pas sur les consoles européennes – à quand un Nintendo World Store en Europe ?
Après en avoir fini avec le geekage, il me restait deux choses principales à faire : Central Park et le ferry de Staten Island. Je me suis décidé pour le second en raison de l'heure et je me suis hâté vers le métro le plus proche pour attraper le ferry de 15:00.
Le ferry vaut vraiment le coup. Un parcours de 25 minutes, gratuit, qui offre une approche convenable de la Statue de la Liberté et une superbe vue sur Manhattan dans le sens du retour, c'est vraiment sympa. Et ça l'aurait été encore plus si, sur le retour, il ne s'était pas mis à pleuvoir, avec en prime une espèce de brume qui rend la qualité de mes photos passablement incertaine.
Une fois de retour, les pieds en feu – toujours ces idioties d'ampoules – je me suis posé un moment, le temps d'écrire ces lignes, et de causer un peu avec les amis en ligne. Le programme de la soirée est simple : un petit tour à Times Square (Central Park est à éviter la nuit, me dit-on) histoire quand même de ramener quelques clichés et retour pas trop tard, pour être en forme demain matin, quand ma chère valise et moi allons faire un voyage en métro direction l'aéroport LaGuardia !
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dimanche 20 mai 2012
primidi 1 prairial 220
jour de la luzerne